Gisela et Edgard
« C'est après la retraite que nous avons découvert toute la richesse de la vie locale au Mont. »

Gisela et Edgard

Jardimont

Installés au Mont depuis près de 46 ans, Gisela et Edgard Raeber ont vu la commune évoluer au fil des décennies. Arrivés pour des raisons professionnelles, ils y ont construit leur vie de famille avant de s’y investir pleinement à la retraite, notamment à travers l’association de seniors Mont Solidaire et le projet Jardimont.

Pourquoi avoir choisi Le Mont en 1980?

Edgard: Nous sommes venus au Mont pour des raisons professionnelles, lorsque j’ai été engagé comme enseignant à l’École hôtelière de Lausanne après une carrière dans l’hôtellerie.

Quels souvenirs gardez-vous de votre arrivée au Mont?

Gisela: Je souffrais d’une hernie discale qui m’a immobilisée presque une année! Ensuite, j’ai pu reprendre le travail, à mi-temps d’abord quand nos deux enfants étaient encore jeunes, dans une multinationale à Lausanne. Au début, Genève me manquait beaucoup. Mais très vite, je me suis dit qu’on était quand même beaucoup mieux ici. Et puis, nous avions surtout des contacts avec nos voisins. Nous connaissions peu la commune.

Edgard: Moi, je me souviens de la neige! Quand je fonçais à travers les névés avec ma Mitsubishi pour me rendre au Chalet-à-Gobet…

Votre engagement dans la vie locale est aujourd'hui important. Comment est-il né?

Edgard: Il y a une dizaine d’années, nous avons participé au projet Quartier solidaire de Pro Senectute Vaud. C’est là que nous avons commencé à nous investir davantage et à rencontrer beaucoup de monde.

Gisela: Notre véritable relation avec Le Mont a commencé après la retraite. C’est à ce moment-là que nous avons découvert toute la richesse de la vie locale. Nous nous sommes dit qu’après tant d’années passées ici, il était temps de nous impliquer davantage dans la vie de la commune. Aujourd’hui, je participe notamment à l’organisation des activités culturelles de Mont Solidaire, à la communication et à plusieurs groupes de travail. Edgard, lui, s’investit volontiers dans les excursions, le bricolage ou encore le jardinage.

Edgard: Jardimont illustre bien cet engagement. Ce jardin partagé est né d’une idée développée dans le cadre de Mont Solidaire sur un terrain mis à disposition par la Commune. C’est devenu un magnifique lieu de rencontres et de convivialité.

Qu'est-ce qui vous plaît particulièrement au Mont aujourd'hui?

Gisela: Ce que j’apprécie le plus, c’est l’équilibre entre ville et nature. En quelques minutes, on est en forêt, et en un quart d’heure à peine, on rejoint le centre de Lausanne. C’est un privilège.

Edgard: J’aime aussi beaucoup le soutien apporté aux différentes générations. Il y a de nombreuses initiatives pour les jeunes comme pour les seniors. On sent une vraie volonté de faire vivre la commune depuis quelques années.

Gisela: Et puis nous avons aujourd’hui énormément de contacts ici. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons choisi de rester au Mont lorsque nous avons vendu notre maison devenue trop grande pour nous installer dans un appartement. Notre vie sociale est ici.

Comment avez-vous vécu le développement du Mont-sur-Lausanne?

Gisela: Très bien. Contrairement à certaines personnes, nous avons toujours considéré que le développement apportait aussi des choses positives. Bien sûr, la circulation est parfois plus dense, mais la commune a gagné en services, en commerces, en transports publics et en qualité de vie.

Edgard: Nous avons beaucoup voyagé au cours de notre vie et cela nous a appris à rester ouverts. Une commune qui accueille de nouveaux habitants continue à vivre et à se renouveler. C’est une richesse.

Comment imaginez-vous Le Mont en 2040?

Gisela: J’espère qu’il disposera d’un véritable centre où les habitants pourront se rencontrer naturellement. Un lieu vivant, convivial, qui renforcera encore le sentiment de communauté.

Edgard: Et peut-être un trafic un peu mieux géré… Mais surtout, j’aimerais que Le Mont conserve ce qui fait sa force aujourd’hui: sa qualité de vie, sa proximité entre les habitants et son esprit d’ouverture.

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