Les Gukasyan
« Nous nous sommes tout de suite sentis chez nous ici au Mont. »

Les Gukasyan

Les Echelettes

D’origine arménienne, la famille Gukasyan a posé ses valises au Mont-sur-Lausanne en 2016. Arman et Irina y ont vu grandir leurs trois enfants, Arno (21 ans), Alexander (18 ans) et Adriana (11 ans). Entre esprit de village, voisinage bienveillant et parcours de naturalisation, ils racontent leur attachement à leur commune d’adoption. Rencontre chez eux, en présence du grand-père Kajik, venu leur rendre visite depuis l’Arménie.

Comment êtes-vous arrivés au Mont?

Arman: Presque par hasard. Nous avons vécu une année à Chavornay à notre arrivée en Suisse, puis nous avons visité une maison au Mont et nous avons tout de suite apprécié la commune. Nous cherchions un endroit proche de Lausanne, mais avec un cadre plus calme et familial.

Irina: C’était un hasard… mais pas complètement. Après cette première visite non concluante, nous savions que nous voulions déménager au Mont. Nous avons continué nos recherches jusqu’à trouver cette maison qui nous plaît toujours autant aujourd’hui.

Qu’est-ce qui vous a convaincus de vous installer durablement ici?

Irina: Nous avons eu la chance de rencontrer des voisins extraordinaires qui nous ont accueillis dès notre arrivée. Nous nous sommes tout de suite sentis chez nous ici.

Arman: Et nous disposons aussi de toutes les infrastructures dont nous avons besoin. La qualité des écoles, la proximité de Lausanne et le cadre de vie correspondent parfaitement à ce que nous recherchions. Nous nous plaisons tellement au Mont que nous avons convaincu plusieurs collaborateurs de mon entreprise et leurs familles de s’y installer à leur tour!

Vous évoquez votre entreprise, pourquoi avez-vous choisi de vous implanter en Suisse en 2015?

Arman: Mon entreprise a suscité l’intérêt de plusieurs cantons suisses dans le cadre de leur politique de développement économique. Nous avons donc choisi de quitter Barcelone pour nous installer dans le canton de Vaud.

Irina: Avec Arman, on peut dire que nous partagions déjà de nombreuses valeurs suisses. Le Sud, en Arménie et en Espagne, c’est plus relax. Mais nous, on a toujours été très carrés.

Arman: Et puis l’Arménie est un pays montagneux, comme la Suisse. On ne pourrait pas vivre sans montagnes!

Comment s’est passée l’intégration de vos enfants?

Arman: Lorsque nous avons décidé que la Suisse deviendrait notre pays d’adoption, nous voulions que nos enfants s’intègrent pleinement. C’est pour cela que nous avons choisi l’école publique. Nous sommes très satisfaits de la qualité de l’enseignement et de l’environnement scolaire ici au Mont.

Arno: J’ai été agréablement surpris par l’école et par les infrastructures. J’aimais particulièrement la place accordée aux activités manuelles et pratiques.

Adriana: Moi aussi, j’ai adoré les cours de travaux manuels au Mottier! J’aimais travailler avec les outils et fabriquer des choses.

Quels sont vos premiers souvenirs au Mont?

Irina: Je me souviens surtout de la facilité avec laquelle les enfants se sont adaptés. Tout était nouveau: la maison, l’école, la langue. Pourtant, ils se sont rapidement sentis chez eux.

Arno: Pour moi, le premier souvenir, c’est cette maison. Quand on a déménagé. C’était le début d’une nouvelle vie.

Adriana: Moi aussi. Je me rappelle que ma maman me tenait dans ses bras en chantant dans le couloir pendant la nuit.

Avez-vous un endroit préféré dans la commune?

Alexander: J’aime beaucoup le champ ici, au chemin des Échelettes, avec la vue qui est magnifique sur Lausanne, le lac et même le Mont-Blanc.

Adriana: J’adore les chemins que je peux parcourir à vélo entre le Grand-Mont et le Mottier.

Irina: Et puis il y a aussi le restaurant Le Central, qui est devenu une véritable institution pour notre famille!

Vous avez fait le choix de la naturalisation ici au Mont. Que représente cette étape?

Arman: Pour nous, la naturalisation est un choix réfléchi. On ne devient pas citoyen d’un pays sans partager ses valeurs. Nous restons fiers de nos origines arméniennes, mais la Suisse est devenue notre maison. Ce pays nous a offert beaucoup d’opportunités, tant sur le plan personnel que professionnel. Nos enfants ont grandi ici, nous travaillons ici, nous participons à la vie de la commune. Il était naturel de franchir cette étape.

Arno et Alexander sont Suisses depuis maintenant quatre ans. Pour Irina, Adriana et moi, cette étape a été franchie cette année. Adriana attendait d’ailleurs la cérémonie avec impatience et a été très déçue d’apprendre qu’elle ne pourrait pas y participer en raison de son âge.

Comment imaginez-vous Le Mont en 2040?

Irina: J’aimerais que les habitants continuent à se connaître, que l’on garde cette convivialité et cette attention aux autres. C’est ce qui rend le Mont si particulier.

Arman: Et si nous pouvions formuler un vœu, ce serait peut-être l’arrivée d’une véritable boulangerie artisanale!

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