Awa, Sira et Binta
« Aujourd’hui encore, il arrive que des habitants nous reconnaissent et nous disent qu’ils se souviennent de nous dans la ferme de Maillefer.  »

Awa, Sira et Binta

Maillefer

Montaines depuis toujours, Awa, Sira et Binta Ndiaye ont grandi à Maillefer, dans l’ancienne ferme appartenant à leur grand-père qui se dressait autrefois au cœur du quartier. Aujourd’hui âgées de 21 ans, les triplés poursuivent chacune leur propre voie: Binta est judokate de haut niveau et olympienne, Awa étudie l’architecture à Zurich et Sira partage son temps entre ses études en HEC et la danse hip-hop. Malgré des parcours différents, elles restent profondément attachées au Mont et à leur quartier où elles vivent avec leurs parents.

Quel est votre premier souvenir au Mont-sur-Lausanne?

Awa: Je dirais notre premier jour d’école aux Martines. Je me souviens surtout de l’excitation de commencer l’école et de découvrir notre nouvelle classe.

Sira: Oui, c’est aussi ce qui me vient en premier.

Binta: Moi, je me rappelle surtout du chemin que nous empruntions pour nous rendre à l’école. C’est une image qui est restée.

Vous avez grandi dans l’ancienne et dernière ferme de Maillefer. Quels souvenirs gardez-vous de cette période?

Awa: On avait un grand jardin et énormément d’espace. On passait notre temps dehors à jouer, à faire du sport ou à inventer des activités. C’était une enfance très libre.

Binta: On avait tout ce qu’il fallait autour de nous. Il y avait beaucoup de verdure, des arbres, de la place pour bouger. Je trouve d’ailleurs que le quartier a réussi à conserver une partie de cet esprit.

Sira: À mesure que Maillefer se développait, on s’est rendu compte que la ferme devenait quelque chose d’unique. Elle se retrouvait au milieu des nouveaux immeubles, un peu comme un témoin du passé du quartier.

Étiez-vous conscientes d’habiter dans un lieu particulier?

Awa: Pas vraiment au début. On s’en est surtout rendu compte lorsque nos camarades d’école venaient à la maison. Ils étaient fascinés. Certains nous disaient: « Vous habitez dans un château ! » ou s’étonnaient de voir des vaches à côté des immeubles.

Sira: Aujourd’hui encore, il arrive que des habitants nous reconnaissent et nous disent qu’ils se souviennent de nous dans la ferme. C’est toujours touchant.

Que représente Maillefer pour vous aujourd’hui?

Binta: C’est tout simplement notre maison. Même lorsque nous avons dû quitter la ferme, nous y sommes revenues pour vivre à quelques mètres seulement.

Sira: Il y a aussi un vrai sentiment de communauté. Les gens se connaissent, les enfants jouent dehors, les voisins discutent. C’est quelque chose qui nous plaît beaucoup.

Awa: C’est un quartier très familier. Quand on se promène, on croise souvent des visages connus.

Avez-vous parfois eu l’impression de vivre entre Lausanne et Le Mont?

Sira: Oui, un peu. Nous sommes proches de Lausanne tout en étant profondément attachées au Mont.

Binta: Certains lieux emblématiques du Mont, comme le Châtaignier ou le Mottier, demandent un petit trajet depuis ici. Mais nous avons toujours participé à la vie de la commune.

Justement, gardez-vous des souvenirs des événements montains?

Sira: Oui, beaucoup. Les fêtes, les manifestations culturelles ou les événements organisés par les écoles ont fait partie de notre enfance.

Awa: Et aujourd’hui, on y participe encore volontiers quand on peut, notamment les événements comme le Mont’ain Festival par exemple.

Quel est votre lieu préféré au Mont-sur-Lausanne?

Les trois: Le Châtaignier !

Binta: C’est un endroit où l’on se sent un peu déconnecté du reste. J’en garde de très bons souvenirs, de la gym là-bas.

Sira: On y allait souvent entre amis pour jouer au foot ou simplement passer du temps ensemble.

Awa: On y organise même encore aujourd’hui des retrouvailles avec nos anciens camarades de classe.

Nous avons fait votre photo devant le mur conservé de l’ancienne ferme. Pourquoi ce lieu?

Awa: Je trouve beau que ce morceau du passé ait été préservé. Chaque fois qu’on passe devant, ça nous rappelle beaucoup de souvenirs.

Binta: Ce petit mur représente encore l’empreinte de l’ancien Maillefer. Il suffit de le voir pour que reviennent les images du grand jardin, des arbres et de la ferme.

Sira: C’est un lien très concret entre notre histoire familiale et celle du quartier.

Comment imaginez-vous Le Mont-sur-Lausanne de demain?

Awa: J’imagine une commune qui offre encore davantage de services de proximité et d’infrastructures pour répondre à l’évolution de sa population.

Binta: Je vois cette évolution de manière positive. Le Mont peut grandir tout en restant complémentaire à Lausanne.

Une dernière anecdote?

Binta: Pendant le confinement, je m’entraînais souvent dehors, juste devant chez nous. Après mes premiers bons résultats, plusieurs habitants sont venus me dire qu’ils m’avaient observée m’entraîner pendant cette période. Je ne passais pas inaperçue…

Sira: Il m’arrive aussi que des enfants viennent me voir en pensant que je suis Binta. Ils me parlent de ses combats. C’est toujours très sympa de voir qu’elle est un modèle pour eux.

Awa: C’est ce qui est beau dans un quartier comme Maillefer, d’avoir cette proximité avec tout le monde!

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